L’hiver approche, les températures commencent à baisser et notre appétit augmente naturellement. Nous sommes nombreux à penser que manger deux fois plus nous permettra d’avoir moins froid. Notre corps a-t-il réellement besoin de plus de nourriture pour se réchauffer ?

Nos besoins nutritionnels dépendent de plusieurs paramètres comme l’âge, le poids, l’activité physique mais aussi les changements de température.

En hiver, notre corps résiste au froid en produisant plus d’énergie, pour garder une température interne de 37°C. Il possède un mécanisme appelé « thermorégulateur », une sorte de thermostat qui maintient la neutralité thermique de notre métabolisme, pour qu’il n’ait à lutter ni contre le froid ni contre le chaud.

Si nous restons sans activité, un certain moment dans le froid, notre corps commence à frissonner. Ce réflexe mis en place par l’organisme permet de produire de la chaleur et parallèlement augmente l’activité musculaire pour produire plus d’énergie.

Pour y parvenir, notre corps va chercher dans nos réserves en sucre pour procurer de l’énergie et après l’épuisement du stock du glucose, l’organisme va s’attaquer aux graisses en cas de jeûne ou d’une exposition prolongée au froid.

Pour lutter contre le froid, il n’est pas nécessaire de manger plus riche mais plutôt de manger équilibré.

Il est conseillé de consommer de l’huile d’olive quotidiennement, du pain complet ou d’orge à chaque repas, des légumes secs (lentilles, fèves, …) en soupe et en salade (bissara) trois fois par semaine et des tisanes (thym, romarin, eucalyptus, …) tous les soirs, pour leurs effets réconfortants et leurs vertus thérapeutiques.

Et, au lieu de manger du gras et du sucre, choisissez des légumes de saison pour leur pouvoir rassasiant : les choux, les carottes, les poireaux, …

Les fruits secs comme les noix et les dattes, source de vitamines, sont aussi à privilégier.